Wanadoo.ma : Quel est le concept de Microchoix ?
M. Khalid Saadi : Microchoix est une expérience qui a fait ses preuves en France. C’est un site de commerce électronique et de produits High-Tech qui se base (en plus de nos stocks) sur la plate-forme de plusieurs grossistes européens chez qui on va se procurer l’ensemble des disponibilités avec leurs fiches techniques et leur prix.
Le back-office de notre site qui représente notre force, est un système très complexe, développé sur plusieurs années il nous permet aujourd’hui un automatisme des tâches de la mise à jour des produits et disponibilité jusqu'à la gestion des litiges en passant par toutes les étapes de la vente.
Pour le client Marocain, le concept est identique à celui mis en place en France, il consiste à retrouver 13.000 références sur le site composées de produits informatiques, Hi-Fi, vidéo et même de l’électroménager. Un stock de produits à forte rotation est assuré au Maroc pour des livraisons en 48 heures en moyenne, pour d’autres produits disponibles en France, la disponibilité est de 15 à 20 jours.
Ainsi, le client, face à son ordinateur, aura la possibilité de visualiser les produits, consulter leurs fiches techniques, faire des comparaisons, connaître les délais de livraison, commander en ligne, et recevoir le produit chez lui sans avoir à se déplacer.
Microchoix.ma est géré par les mêmes équipes en France et au Maroc. Toutes les mises à jour sont faites en temps réel sur le site marocain et français. Nous avons 30 collaborateurs qui s’occupent de microchoix.ma, notre effectif sur Oujda, lieu de notre siège, devrait atteindre 50 collaborateurs d’ici à fin 2005.
Quelles sont les raisons de votre succès en Hexagone ?
La France connaît aujourd’hui un décollage très important du commerce électronique. Celui-ci vient en continuité à ce qui se pratiquait auparavant et qu’on connaît traditionnellement sous l’appellation de vente par correspondance. En Europe, ce type de vente est pratiqué depuis plus d’un siècle. Il représente une part de marché importante.
Pour revenir au commerce électronique, le client cherche les bons produits et les bons prix. Quand celui-ci a confiance dans votre site, et qu’il retrouve la sécurité de paiement et la rigueur au niveau du service après vente, il est clair qu’il va commencer à acheter en ligne.
Aujourd’hui, ce que nous nous faisons n’a rien d’exceptionnel à comparer avec les sites qui traitent 2.000 à 2.500 commandes par jour. Nous ne pouvons pas nous mesurer à ces sites mais lorsque ces grosses structures rencontrent des problèmes du fait de leur élargissement, c’est là où nous pouvons nous introduire et prendre des parts de marché.
Qu’est ce qui différencie Microchoix Maroc de Microchoix France ?
Grosso modo, le concept sera identique. Le client va consulter le site, choisir son produit, passer la commande et recevoir sn produit.
Notre site se veut un site de commerce électronique ; Certes, mais il comprendra aussi d’autres services. A travers les forums de discussion, microchoix.ma réunira une communauté d’internautes qui partagera ses expériences techniques, ses avis sur des produits… ; Le service « Occasion » permettra gratuitement aux internautes de vendre et d’acheter des produits déjà usagés sans oublier la rubrique « Actualités » que les gens pourront retrouver au quotidien sur notre site. Bref, le concept est le même que celui de la France avec quelques petites différences que je qualifierais de détails. Exemple : Aujourd’hui, il nous est assez difficile de pratiquer le paiement par carte bancaire. On va le proposer mais il s'agit beaucoup plus d’une question de forme que de fond.
Quand comptez-vous lancer le système de paiement sécurisé par carte bancaire ?
Nous allons le mettre en place. Les clients vont avoir la possibilité de payer par carte bancaire. Aujourd’hui, c’est essentiellement une question de coût. Les différents intermédiaires et intervenants dans le paiement sécurisé demandent des commissions trop élevées, ce qui nous fera perdre notre compétitivité, et ce n’est pas là l’objectif escompté. Nous cherchons à offrir à l’internaute l’avantage du prix pour un produit similaire sur le marché.
Techniquement, le paiement en ligne sera mis en place mais nous allons pousser le client à opter davantage pour le paiement en contre remboursement.
Aujourd’hui, nous nous lançons un vrai challenge. Car, rappelons-le, il n’ y a pas seulement la vente par Internet, mais aussi la vente par correspondance qui est quasi-inexistante au Maroc alors qu’elle a déjà fait ses preuves ailleurs. Il va falloir imposer ses deux visions, à savoir la vente par correspondance et en ligne.
Qu’en est-il du prix de la livraison ?
Si on prend le même modèle qu’en France , la commande en ligne se passe de la manière suivante : Le client choisit un produit ou un ensemble de produits. Notre système calcule automatiquement le poids du produit et la distance qui nous sépare du client. Le coût de la livraison est ainsi ajouté automatiquement à la commande.
Pour le Maroc, nous n’avons pas encore fixé les modalités de livraison. Nous allons voir. Soit le client va régler le prix de la livraison directement au transporteur, soit nous allons reproduire le même modèle qu’en France ; c’est-à-dire, au moment où le client va valider sa commande en fonction de la distance et du poids du produit, le prix du port s’affichera sur son PC. A ce moment là, il nous règlera la transaction en totalité et nous nous procèderons au règlement du transporteur par la suite. C’est un détail qui a son importance mais qui va être résolu très rapidement.
Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?
Nous souhaitons que ce modèle marche car c’est quelque part une première. Ce n’est pas l’application d’une entreprise ou d’un modèle déjà existant ; c’est une aventure, quelque chose de nouveau. Nous espérons retrouver une communauté qui ne va pas hésiter à commander par internet.
Nous souhaitons également qu’il y ait d’autres projets de ce type qui se développent et qu’ils soient générateurs d’emplois. Il est vrai que nous avons un intérêt qui nous est propre par rapport à nos objectifs d’entreprise mais nous aimerions bien que ce modèle soit suivi par d’autres sociétés, de manière à dynamiser, pour l’avenir, le secteur de la vente en ligne.